Irréalisatrice

Leslie
Pranal

Française, née en 1989. Leslie Pranal se définit comme irréalisatrice. Déjà à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole, elle fait tout ce qu’elle peut pour échapper au « white cube ». Elle imagine une chorégraphie pour scooters, organise une fausse visite de grotte pour un passage souterrain, ainsi qu’un cours de danse pour boîte de nuit dans une vitrine abandonnée. Diplôme en poche, elle suit des stages qui la rapproche du spectacle vivant. Elle joue avec la Compagnie des Guêpes Rouges, et décide en 2017 d’intégrer le Laboratoire de Formation au Théâtre Physique à Montreuil. Elle alterne depuis expériences dans le cinéma, le théâtre, la performance et la danse avec la Cie AlixM, Céline Ahond, César Vayssié, Les 3 points de suspension, Louise Hervé et Clovis Maillet, Philippe Bérenger, Rodolphe Pauly, Tatiana Julien et Yves-Noël Genod.

Tuteur : Philippe Quesne




Intention artistique

Née à Clermont-Ferrand, Leslie Pranal développe un goût et une culture de l’art en espace public qu’elle continue encore de développer aujourd’hui. Elle aborde la création comme une aventure, une robinsonnade où les outils du théâtre, du cinéma, de la danse, des arts plastiques ou encore de la performance, qu’elle a tous approchés comme la non-spécialiste qu’elle entend continuer d’être. À la FAI-AR, elle cherche une manière personnelle d’ancrer son geste dans l’espace public, dans le désir de faire se rencontrer les gens comme elle fait se rencontrer les disciplines.

L’idée de Grosse production vient d’une expérience vécue par Leslie à la veille de son entrée à la FAI-AR : le tournage d’un film expérimental avec un réalisateur en tant qu’assistante très polyvalente. À travers une performance immersive, elle souhaite donner à découvrir de l’intérieur toutes les étapes d’un tournage, toutes ses faces cachées. Elle pratique ainsi ce qu’elle qualifie de « méta espace public » : un spectacle qui parle de l’espace où il est en train de se jouer, où se prépare le tournage d’une scène dont il y a de grandes chances que l’on ne sache rien.

Le 7ème art, dans Grosse production, est un prétexte très élaboré, nourri de nombreuses références précises – la plupart issues de la Nouvelle Vague –, pour développer une réflexion sur les usages possibles de l’espace public. « L’espace public est-il vraiment public ? », « Quelle est la légitimité du cinéma et du théâtre dans cet espace ? », questionne-t-elle en faisant des spectateurs les figurants d’un film qu’ils voient se construire en direct.