Metteure en scène et artiste associée à la promotion 11
Pina
Wood
Pina Wood est metteuse en scène, dramaturge, performeuse et poétesse. Elle ORALITURE, ce qui signifie qu’on doit lire ses textes à voixhaute. Elle précise que c’est mieux si on monte sur une table et qu’on fait trinquer l’assistance. Pina vit entre Marseille et Forcalquier. Elle aime Robert Filliou, June Jordan, Starhawk, Audre Lorde, Monique Wittig, Antoine Volodine, les BD, les fautes d’orthographe et les hydrolats floraux.
Artiste polymorphe, elle investit l’espace public depuis 2015, avec en bouche et en gorge ce qu’elle nomme Anthropopoésie. Elle s’intéresse à la radio comme dispositif narratif et à la musique improvisée comme enjeu performatif.
La voix pour elle est un outil sacré qu’on apprend à manier comme un sabre !
Elle ne fabrique pas des spectacles, mais des dispositifs où spectateurice et performeureuse participent, ensemble, à la remise en question des normes spectaculaires.
Elle collabore aujourd’hui avec différentes équipes en qualité de dramaturge et de directrice d’acteurice, (Ballet National de Marseille, La Grainerie à Toulouse, etc) notamment sur des projets de territoire ou des projets collaboratifs qui impliquent le public dans le processus de création.
Elle vient d’obtenir une certification en Mémothérapie et se spécialise dans l’accompagnement de porteureuses de projet queer, neuroatypiques, racisées et féministes.
Elle est artiste associée à la FAIAR (Formation Supérieure d’Art en Espace Public).
Création en cours (2020)
Parce que les majorettes finissent toutes sous un tas de bûches ou dans une bétonneuse
DRUM POÉSIE | MISE EN SCÈNE DU DÉBAT
1 expérience = le poème + 1 lieu + 1 spatialisation sonore + 1 sujet de conversation + 3 questions + 1 invité.e
Dispositif
Une batterie regarde une speakerine, un couloir vide d’une dizaine de mètres les sépare – les spectateurs, placés en bifrontal sont assis sur des chaises confortables et tournent tour-à-tour leurs têtes comme à Roland Garros pour suivre le dialogue – tout se joue dans la pénombre (pour l’instant) et l’artiste envisage de jouer dans le noir total (pour l’instant).
Conçu comme un poème-émission-radio qui laisse la place aux palabres, ce dispositif s’ancre dans la tradition du Hörspiel, “jeu pour l’oreille”. Il s’agit en effet d’écouter ~ “hör-” ~ et de jouer ~ “spiel”.
Durant l’heure, trois questions sont posées aux spectateurs et chacun tente, si ce n’est d’y répondre, de réfléchir à l’éventualité d’une réponse. Il y a l’obsession de nombreux micros disséminés dans le public.
Recherche et écriture
Depuis 2018, Pina Wood esquisse les contours d’une nouvelle recherche. Elle est accueillie deux fois en résidence à la Cité des arts de la rue qui ont donné lieu à deux expérimentations publiques lors des 36 du mois. PQLMFTSUTDBODUB devient dès lors un dispositif performatif (vers un art conversationnel) dont la chair se renouvelle à chaque expérience.