Plasticienne

Lara
Gueret

Française, née en 1985. Après une formation de maquilleuse et perruquière aux Ateliers du Griffon à Lyon, Lara Gueret intègre l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence. Elle y développe une pratique importante du dessin, puis se tourne vers l’installation. Elle sort diplômée en 2016, avec l’envie d’aller davantage vers le vivant. Vers le vivant.

Tutrice : Marie Reverdy




Intention artistique

Après avoir dessiné de nombreux portraits à la pierre noire, en grands formats, Lara Gueret a créé des installations qu’elle décrit comme les paysages de ces personnages. Ces paysages sont bleus, ils libèrent la mémoire dont étaient souvent prisonniers, les femmes, les hommes et enfants souvent rudes des dessins, à travers lesquels l’artiste questionnait le poids de l’héritage. Son désir de poursuivre, de compléter cet univers la mène vers une pratique vers une pratique nouvelle : l’écriture pour l’espace public. À la FAI-AR, Lara Gueret acquiert des outils qui viennent compléter ceux qu’elle a développés en arts plastiques.

Dans (titre), Lara Gueret affirme la part autofictive de son travail. Sans se confondre exactement avec lui, le personnage qu’elle développe a bien des points communs avec elle. Comme elle par exemple, elle a longtemps vécu avec sa famille sur un voilier. Elle en a gardé un rapport très particulier à l’espace : une sensation de petitesse, d’équilibre précaire, qu’elle fait partager à ceux qui viennent l’écouter. Lara Gueret a fait le choix de porter la voix de cette version d’elle-même qui ne tient qu’à un fil : celui de la parole. Une parole qui ne s’arrête jamais, une logorrhée qui enchaîne les histoires à une vitesse folle, dans l’urgence.

En assumant ce geste de parole publique tout à fait nouveau pour elle, Lara Gueret recherche un jeu « vrai ». C’est en tant que non-comédienne, et en tant que plasticienne qu’elle traite la parole dans ce seul en espace. La langue, pour elle et son personnage, est un moyen d’étendre le territoire d’abord minuscule qu’elle occupe. C’est aussi une façon de construire de petites images qui forment un tout fragmenté. Un monde où chacun est invité à s’installer comme il le souhaite, mais toujours avec empathie.