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Maëva Longvert

Artiste plasticienne polymorphe

Tresser le territoire. Tisser les mots et les images. Tourbillon de sons, mouvement d’histoires. Inventer la ville et imaginer nos cadres.

Né(e) en 1986 / Française

enciedupolymorphe@gmail.com

http://www.lepolymorphe.com

Biographie

Diplômée de l’ESAAT (Ecole Supérieure des Arts Appliqués et du Textile) de Roubaix en 2008, Maëva Longvert déploie une pratique de plasticienne et designeuse textile, à base de tressage de matières plastiques et végétales. Elle coordonne des événements de grande ampleur (Si on déguisait la ville ? de 2013 à 2016 pour le Carnaval de Toulouse ; immersion pour 80 participants à Barcelone durant la Festa Major et le Carnaval de Gracia…).

De Toulouse à Lille, en passant par Bilbao ou Tournai, elle organise des défilés, installations et expositions dans l’espace public, urbain ou naturel, et anime de nombreux ateliers. Elle collabore également avec plusieurs compagnies de cirque contemporain (costumière pour la Famille Goldini, graphiste pour Le Galactik Ensemble, la #Cie, le Groupe Bekkrell, la cie HMG).

Projet artistique

Autrice d’une singulière pratique de tressage de textiles, recyclés ou naturels, Maëva Longvert exerce depuis ses débuts dans l’espace public(forêts, jardins, ponts…) comme une évidence. Ayant peaufiné une pratique de plasticienne à l’échelle de la ville, elle entre à la FAI-ARpour y approfondir son projet artistique.

Elle souhaite désormais intégrer une pratique corporelle à son travail, et faire de la scénographie un véritable objet dramaturgique. Durant son cursus, elle apprend à activer des installations plastiques, à mettre des formes en mouvement, pour sonder l’interaction entre corps et matière, traités tels deux partenaires de jeu.

Son projet NYCTALOPE aborde la place de la femme dans l’espace public, de nuit. Dans un parking souterrain, le public découvre une installation en mouvement ; sons, souffles et lumières animent la scène, dans un climat anxiogène évoquant une réalité malaisée. La manière de se positionner, de se déplacer, les sens aux aguets… En jeu, six interprètes incarnent chacune un pan singulier de la féminité. À la virtuosité du danseur, Maëva Longvert préfère un mouvement d’occupation, nourri de la présence de chacune. Une démarche qu’elle affine auprès de Christophe Haleb et de Jordi Gali, dans la quête d’une fluidité de mouvement d’un corps tour à tour agi ou agissant.

En amont de la création, l’artiste anime des ateliers de tressage avec ses interprètes, durant lesquels la parole circule. La matière textile se construit en même temps que le propos, mais les témoignages ne sont pas réutilisés in extenso : ils infusent durant le processus de création, chargeant la scénographie d’invisibles émotions. Quand on détresse la matière, on détresse aussi ses peurs… À terme, Maëva Longvert imagine des temps d’échanges sur la thématique, en amont ou en aval des représentations.

 

Maëva Longvert ©Augustin Le Gall / FAI-AR

 

TUTEUR / Christophe Haleb, chorégraphe, réalisateur / LA ZOUZE – Cie Christophe Haleb

Maquette du Panorama des chantiers 2019 réalisée en complicité avec Jeanne Boilard (comédienne), Hannah Devin (comédienne), Mélodie Duchesne (performeuse), Lohan Doumergue (circassienne), Loup La Peau (performeur), Siham Gharnit (comédienne – formatrice auto- défense), Anne Morata (créatrice sonore), Jordi Galí (chorégraphe).

Remerciements au Toyoko Inn pour l’accueil de la maquette.