La FAI-AR est le centre de formation d’art en espace public de référence en France et en Europe. Ses formations s’adressent à des artistes qui choisissent comme lieu d’expression la ville, les paysages et les espaces partagés. Le rôle de la FAI-AR est de leur fournir les outils et les connaissances permettant de professionnaliser leur pratique et de les accompagner dans leur démarche artistique.

SE FORMER À LA CRÉATION EN ESPACE PUBLIC

À QUI S’ADRESSENT LES FORMATIONS ?

La FAI-AR s’adresse à toute personne qui souhaite acquérir ou consolider des compétences en matière de création artistique hors les murs.

  • créateurs  : dramaturges, metteurs en scène, chorégraphes, plasticiens, scénographes, etc.
  • interprètes  : comédiens, danseurs, graffeurs, circassiens, musiciens, conteurs, marionnettistes, etc.
  • professionnels de la ville  : architectes, urbanistes, paysagistes, géographes, etc.
  • accompagnateurs de projets : médiateurs culturels, producteurs, administrateurs, décorateurs, régisseurs, techniciens, etc.

COMPOSER (AVEC) L’ESPACE PUBLIC

Qu’il s’agisse de zones urbaines, rurales, littorales, montagneuses ou désertiques, les espaces partagés comportent des usages, des caractéristiques et des projections qui leurs sont propres. Pour les artistes sensibles à ces lieux, la FAI-AR ouvre le champ de l’observation, de la compréhension et de la pratique afin d’inclure leurs spécificités dans la composition des œuvres et exploiter leurs potentiels de représentation.

PÉDAGOGIE DE LA TRANSMISSION

La FAI-AR développe une pédagogie basée sur la rencontre de pratiques et de territoires. L’apprentissage se fait en immersion, par le partage de connaissances et de savoir-faire. Les intervenants sont des professionnels qui ouvrent les portes de leurs fabriques et mettent à l’épreuve leurs pratiques en compagnie des artistes en formation.

LES ACTIVITÉS DE FORMATION

  • une formation supérieure  : la formation longue de la FAI-AR se développe entre Marseille, la France, l’Europe et la Méditerranée. A l’issue du cursus les artistes sont auteurs de l’espace public.
  • des stages de formation continue  : offre de stages courts destinés au professionnels souhaitant être formés aux évolutions des métiers et des esthétiques des arts en espace public.
  • des chantiers européens  : laboratoires de recherche artistique sur les pratiques innovantes de la création en espace public à l’échelle européenne.
  • des salons de recherche  : rencontres thématiques visant une production collective de savoirs sur l’art dans la ville et réunissant artistes, professionnels et intellectuels.

VEILLE ESTHÉTIQUE ET ÉMERGENCE ARTISTIQUE

La FAI-AR s’intéresse à toutes les disciplines qui investissent la sphère publique. De la déambulation grand format aux crieurs publics en passant par le mentalisme, la danse, le forain ou les promenades urbaines, la FAI-AR a su mobiliser pour ses formations des artistes de référence du secteur des arts de la rue en France et en Europe : Générik Vapeur, Royal de Luxe, théâtre de l’Unité, Ilotopie, Kumulus, Comediants, Transe Express, Teater Titanick, Ici-Même Grenoble, etc.
Elle a également su convoquer les autres disciplines de la création en espace public : le street art avec le sérigraphe Germain Prévost, les arts plastiques avec Malte Martin, les interventions de collectifs urbains (réunissant artistes, architectes, urbanistes…) avec ETC et Bruit du frigo, le design urbain avec l’institut Civic City dirigé par Ruedi Baur, etc.
Cette ouverture alimente une veille quant aux pratiques émergentes que la FAI-AR doit être en mesure d’identifier, d’accompagner et de transmettre. Elle a notamment intégré à son programme de formation un travail sur les écritures numériques, en lien avec les environnements virtuels, devenus les nouveaux espaces publics.

LA FAI-AR, HISTOIRE EN COURS

DE LA PRÉFIGURATION,

Dans les années 1970, les arts de la rue connaissent une reconnaissance publique puis institutionnelle qui permet la structuration du secteur. Au fil des ans, des lieux de diffusion, de création et de ressources se créent et accompagnent ce développement. A partir des années 2000, l’enjeu investi par les professionnels est celui de la transmission et de la formation, notamment avec la contribution du rapport Spielmann* commandé par le Ministère de la Culture et de la Communication.

À LA PREMIÈRE RÉALISATION.

En 2002, Michel Crespin, entouré d’un collège de compétences constitué de professionnels des arts de la rue et de la formation, se saisit de la question, rédige une étude et propose la création de la FAI-AR – Formation avancée et itinérante des arts de la rue. Les premières expérimentations se font dans le cadre de la formation continue. En 2005, Dominique Trichet prend la direction de la première formation supérieure d’art en espace public d’Europe et accueille les 15 artistes de la première promotion.

NOUVEAU SOUFFLE POUR SES 10 ANS

En parallèle des cursus de la formation supérieure, la FAI-AR ancre ses expérimentations à l’échelle européenne avec le développement d’un programme de chantiers et la création d’un réseau de formations. L’arrivée de Jean-Sébastien Steil à la direction de la structure en septembre 2013 renforce cette dynamique. La FAI-AR s’attache désormais à développer la recherche, à sécuriser les parcours post-formation des artistes issus de la formation supérieure, à affiner son accompagnement des esthétiques innovantes et à assoir sa position en tant que structure de référence.